Overblog Follow this blog
Edit post Administration Create my blog

Comp'art présente ses "Vagabondages Cinéphiles"

Du Méxique à l'Argentine... Initiative associative de Ciné itinérant en Amérique Latine


11/ Espoir d'une projection au village de La Esmeralada / Esperanza de una proyección al pueblo de La Esmeralda

Posted on December 12 2013, 17:43pm

Samedi 7 décembre

Depuis plus de deux semaines nous avons rejoint le Guatemala. Malheureusement nous nous sommes vite rendu compte qu’il serait dur d’y faire marcher notre ciné… En effet, on nous répète partout qu’il est dangereux pour un européen de s’aventurer seuls dans des endroits isolés puisque nous avons des objets de valeurs sur nous. De plus, beaucoup de guatémaltèques parlent des langues ancestrales et ne comprennent pas l’espagnol.

Nous voilà depuis deux jours un peu à l’écart de Rio Dulce, immergé dans la mangrove, en bordure du lac Izabal. Ici tous les déplacements se font en barque ! Hier, nous avons fait un petit tour au village de La Esmeralda, avec l’intention d’y faire une projection. Ce fût dur d’y trouver âme qui vive, mais finalement nous avons croisé un vieux monsieur qui semblait à peine comprendre notre espagnol. Il nous a envoyé voir une femme plus jeune. Nous lui avons présenté notre projet, mais elle ne formula aucune réponse, sans doute par timidité… Nous nous sentions mal à l’aise. Elle finit par nous dire de revenir demain matin pour avoir une réponse, il faut qu’elle contacte quelqu’un du village. Nous nous exécutons donc.

Aujourd’hui, nous prenons donc de nouveau la barque. Nous retournons voir la jeune femme d’hier. Les enfants semblent nous regarder d’un air méfiant. Elle nous fait patienter, le temps que la personne qu’elle a appelé vienne. Cette personne, c’est Catarina qui fait partie d’un comité de 5 femmes qui travaille bénévolement pour aider le village, tentant d’agir principalement pour favoriser l’éducation des enfants. Ici il y a environ 150 foyers, et plus de 300 enfants. Il y a bien une école, mais la maîtresse, trop âgée aujourd’hui n’y enseigne plus. Le lycée se trouve à la ville, à Rio Dulce, et pour la rejoindre il faut un bateau à moteur, ce qui coûte beaucoup d’argent. Tous les adultes ici sont "campesinos", et ce la ne veut pas dire qu’ils sont paysans, mais qu’ils vivent en milieu rural et qu’ils n’ont pas de travail. Avant il y en avait, mais l’État a exproprié les terres du village. Ceci est sans doute un des plus gros problèmes d’Amérique Latine : les indigènes qui vivaient sur des territoires ancestraux se sont vu retirer leurs terres et donc leur outil de travail. Aujourd’hui, ils n’ont plus rien pour vivre et subsistent dans la misère. Les habitants de la Esmeralda n’ont donc presque plus de terres. D’ailleurs on voit bien que les maisons sont toutes proches les unes des autres… On arrive à faire pousser par ci par là du maïs. Parfois, les hommes vont couper des arbres et revendent le bois.

Catarina nous parle beaucoup de l’histoire de son village. Par contre elle semble peu intéressée par ce que nous lui proposons. Ce qu’elle préfèrerait serait qu’on lui apporte de l’argent ou du matériel. Elle est persuadée que nous avons toutes les clés, toutes les ressources nécessaires, en tant que blanc, pour débloquer de l’argent pour son village. Nous comprenons son désespoir, mais nous nous efforçons de lui expliquer que nous, ce que nous pouvons faire, c’est seulement projeter un film pour les enfants et apporter un instant de divertissement… Il nous faut négocier pendant une heure pour qu’elle accepte enfin que nous revenions le soir afin de réaliser notre projection. Elle se fera devant la maison de Victoria, la première femme qui nous avait accueilli.

La nuit tombante, nous rejoignons la rive de La Esmeralda puis la maison de Victoria. Nous avons le sourire quand nous voyons que plusieurs enfants sont déjà là à attendre ! Comme nous commençons à en avoir l’habitude, nous installons notre matériel. D’autres enfants affluent. L’appareil photo est en train de filmer à l’insu des bambins… Un peu plus d’une vingtaine de niños à la mine traversée d’un grand sourire sont présents. Mais, au moment de brancher toute la structure de projection, rien ne se passe… Il y a depuis 10 minutes une coupure d’électricité dans le village… Et sans électricité, pas de sons donc pas de diffusion. Cela ne devrait durer qu’une vingtaine de minutes… Pour patienter nous nous amusons avec les enfants en leur montrant sur grand écran le film enregistré quelques minutes plus tôt. Les éclats de rire fusent en tous sens ! Cela les amuse vraiment de se voir. Alors on se divertit ensuite en prenant plein de photos d’eux faisant des grimaces et, de même, on les projette en grand sur le drap. Les rires ne s’estompent pas. L’électricité quant à elle ne revient toujours pas. On fait donc une petite présentation de notre projet et de notre voyage. On s’amuse ensuite avec une grande carte du monde que nous projetons: les enfants doivent trouver le nom des pays et des continents, tâche qui ne s’avère pas si facile… Nous attendrons 1h30. La luz ne reviendra pas. Il se fait tard, l’heure de manger arrive. Nous décidons donc de remballer… Et voilà comment une deuxième projection fût annulée…

Desde más de dos semanas, estamos en Guatemala. Desgraciadamente nos damos rápidamente cuenta que sería dificil de hacer funcionar allí nuestro cine … En hecho, nos repiten por todas partes que está peligroso para un europeo de aventurarse sólo en lugares aislados ya que tenemos objetos valiosos sobre nosotros. Además, muchos de guatemaltecos hablan lenguas ancestrales y no comprenden español.

Estamos desde dos días un poco al lado de Rio Dulce, sumergido en el manglar, cerca del lago Izabal. ¡ Aquí todos los desplazamientos se hacen en barca! Ayer, hicimos una pequeña vuelta al pueblo de Esmeralda, con la intención de hacer allí una proyección. Fue dificil de encontrar allí alma que viva, pero finalmente cruzamos a un viejo señor que parecía apenas comprender nuestro español. Nos envió a ver a una mujer más joven. Le presentamos nuestro proyecto, pero no formuló ninguna respuesta, sin duda por timidez … Nos sentíamos mal confortables. Acaba por decirnos volver mañana por la mañana para tener una respuesta, hace falta que se ponga en contacto con alguien del pueblo. Pues, cumplimos la orden.

Hoy, tomamos pues de nuevo la barca. Devolvemos a ver a la joven mujer de ayer. Los niños parecen mirarnos de un aire desconfiado. Nos hace esperar, el tiempo que la persona que llamó venga. Esta persona, es Catarina quien forma parte de un comité de 5 mujeres que trabaja como voluntario para ayudar al pueblo, intentando actuar principalmente para favorecer la educación de los niños. Aquí hay cerca de 150 hogares, y más de 300 niños. Si hay una escuela, pero la maestra, hoy se retiró y ahora nadie enseña en la escuela. El liceo se encuentra en la ciudad, a Rio Dulce, y para ir allá, necesita un barco de motor, lo que cuesta mucho dinero. Todos los adultos aquí son campesinos, y esto significa son trabajadores de la tierra, sino que viven en ambiente rural y que no tienen trabajo. Antes había tierras, pero el Estado expropió las tierras del pueblo. Esto es sin duda uno de los problemas más graves de América Latina: los indígenas que vivían sobre territorios ancestrales se vieron retirar sus tierras y pues su herramienta de trabajo. Hoy, no tienen nada más para vivir y subsisten en la miseria. Los habitantes de Esmeralda no tienen pues casi ningúna tierras. De hecho, vemos que las casas son muy próximas las unas de otras… Logramos cultivar por aquí por ahí maíz. A veces, los hombres van a cortar árboles y revenden la madera, pero es todo...

Catarina nos habla mucho de la historia de su pueblo. En cambio parece poco interesada por lo que le proponemos. Lo que preferiría sería que se le aporta dinero o material. Está persuadida que tenemos todas las claves, todos los recursos necesarios, como blanco, para desbloquear dinero para su pueblo. Comprendemos su desesperanza, pero nos esforzamos por explicarle que nosotros, lo que podemos hacer, solo es proyectar una película para los niños y sus padres y aportar un instante de diversión … Debemos negociar durante una hora para que acepte por fin que volvíamos por la tarde con el fin de realizar nuestra proyección. Se hará delante de la casa de Victoria, la primera mujer que nos había acogido.

La noche caída, llegamos a la orilla de La Esmeralda, y luego la casa de Victoria. ¡ Tenemos la sonrisa cuando vemos que varios niños que ya esperar allí! Así como comenzamos a tener la costumbre, instalamos nuestro material. Otros niños afluyen. La cámara de fotos está grabando a los "patojos" sin que lo sepan … Un poco más de una veintena de niños a la mina atravesada por una gran sonrisa están presentes. Pero, en el momento de conectar toda la estructura de proyección, nada pasa … Hay desde hace 10 minutos un apagón en el pueblo … Y sin electricidad, ningunos sonidos, pues ninguna difusión. Esto debería durar sólo una veintena de minutos … Para ocupar el tiempo, nos divertimos con los niños enseñandoles sobre la gran pantalla la película grabada de ellos algunos minutos antes. ¡ Los pedazos de risa se derriten en todos sentidos! Esto verdaderamente los divierte de verse. Entonces nos divertimos luego haciendo un montón de fotos de ellos que hacen muecas y de mismo, las proyectamos sobre la grande pantalla. Las risas no se difuminan. La electricidad en cuanto a ella todavía no vuelve. Hacemos pues una pequeña presentación de nuestro proyecto y de nuestro viaje. Nos divertimos luego con un gran mapa del mundo que proyectamos y los niños: deben encontrar el nombre de los países y de los continentes, la tarea que no se revela tan fácil … Esperaremos 1h 30. La luz no volverá. Se hace tarde, llega la hora de comer. Decidimos pues de desmontar todo y de irnos... Pues es así que una segunda proyección fue cancelada... ¡Que mala suerte!

11/ Espoir d'une projection au village de La Esmeralada / Esperanza de una proyección al pueblo de La Esmeralda
11/ Espoir d'une projection au village de La Esmeralada / Esperanza de una proyección al pueblo de La Esmeralda
11/ Espoir d'une projection au village de La Esmeralada / Esperanza de una proyección al pueblo de La Esmeralda
11/ Espoir d'une projection au village de La Esmeralada / Esperanza de una proyección al pueblo de La Esmeralda

Comment on this post

Blog archives

We are social!

Recent posts